Voilà un étrange pigeonnier, il y a longtemps que les pigeons ne prennent plus leur envol de cette bâtisse abandonnée, pas fous les volatiles. Ils ont été remplacés par les tuiles d'ardoise qui les jours de grand vent s'envolent pour atterrir au milieu de la cour de la Maison des Solidarités. Les optimistes diront qu'il vaut mieux se prendre une tuile sur la tête qu'un parpaing. Qui sait ? En regardant le vieux pigeonnier, on sent bien qu'ici on avance en zone minée. A tout moment un bloc de béton, un chevron, une gouttière en zinc, une brique peuvent vous caresser le cuir chevelu, ou, si vous n'êtes pas né sous une bonne étoile, vous défoncer la boîte crânienne.
Le pigeonnier se dégrade lentement, et un jour la partie supérieure s'effondrera. C'est ce qu'attend sans doute Michel Dagbert. Il suffirait pourtant d'une matinée de travail pour que les hommes des services techniques de la ville de Barlin règlent le problème. Mais faut-il encore que nos élus soient conscients du danger que représente cette vieille bâtisse.
La salle de réunion de la Maison des Solidarités est souvent prêtée à des associations ou louée à des particuliers pour fêter un événement. Souvent des enfants jouent dans la cour pendant que les parents s'amusent dans la salle. Pour sécuriser l'endroit la municipalité a vraiment mis le paquet, des barrières ont été posées pour empêcher toute approche de la ruine. Mais les enfants ne sont pas toujours lucides face au danger et bravent parfois les interdits. Qu'attend Michel Dagbert, qu'un accident se produise ? C'est nul !