Les barlinois de ma génération ont connu une ville où le commerce était florissant. Les magasins s'étiraient du bas de la rue d'Orléans jusqu'en haut de la Grand'Place. Bien entendu de nos jours les habitudes de la clientèle ont changé et l'attractivité des zones commerciales et des hypers ont mis à mal le petit commerce.
Depuis quelques années les fermetures de rideaux se sont multipliées à Barlin et la municipalité n'y est pas pour rien. Les raisons de cet exode commercial peuvent se résumer en quelques lignes.
La première cause est la construction massive de logements sociaux favorisant l'arrivée de familles de condition modeste peu attirées par le petit commerce. Les travaux à répétition dans le centre causent une gène, tant pour les commerçants que pour les clients. La troisième raison est le manque d'attractivité du centre ville, plus aucune manifestation ne s'y déroule depuis la fermeture de l'ancienne salle des fêtes.
Selon Gérard Paillard, l'ouverture du marché couvert devrait apporter une nouvelle dynamique commerciale au centre ville, pourtant rien n'est moins sûr. Pour que le marché prospère, la municipalité doit mettre tout en oeuvre pour y attirer la clientèle, mais il faut dire que pour l'instant tout a été fait à l'envers et que l'idée géniale de Michel Dagbert risque de déboucher sur un nouveau fiasco, un échec à un million d'euros.
Je pense qu'il faut créer un groupe de réflexion sur l'avenir du commerce local. L'assemblée serait composée d'élus, de commerçants et de barlinois intéressés par l'essor de leur ville. Un profusion d'idées ne peut pas nuire.
Place Pasteur, seuls le fleuriste et le boucher ont maintenu leur activité. Depuis peu, le tabac-presse a baissé le rideau.
