Il faut du logement social en France. Oui, mais il en faut partout. A Barlin, 60% du logement est à caractère social. Pour les villes de plus de 3500 habitants, le parc de logements de ce type doit représenter au moins de 20 % de l'habitat (le taux devrait passer à 25 %). Nous dépassons donc de 40 % la base. D'autres communes ne sont pas pressées d'atteindre ce quota. La ville de Beuvry arrive péniblement à 14 % (voir le lien), et en plus le maire semble choisir les futurs beuvrygeois.
Je ne verserai pas dans l'angélisme, pour cela écoutez plutôt les politiques qui nous rabâchent que ''tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil'' ! Certes, tout le monde a le droit à un logement, à différentes aides sociales, à l'entraide populaire et associative, à notre compassion même, mais certains le méritent moins que d'autres.
Est-ce la destinée des anciennes communes minières que d'accueillir les plus humbles d'entre nous ? A Barlin, nous crevons le plafond et d'autres constructions sont déjà en perspective. Il faut arrêter cette folle course qui n'a qu'un seul but dans l'esprit des élus, augmenter la population de Barlin. Que veulent-ils, franchir la barre des 9 000 habitants, puis celle des 10 000, ou accroître un électorat qui leur est généralement favorable ?
Évidemment les logements sociaux sont occupés le plus souvent par des gens méritants qui travaillent et luttent pour s'en sortir. Puis il y a, n'ayons pas peur des mots, les nuisibles, ceux qui profitent de tout et ne donnent rien en échange, laissant leurs enfants sans amour, sans éducation, sans surveillance, sans règles... les destinant à coup sûr à une vie tourmentée semblable à la leur.
En multipliant les logements sociaux, les élus prennent le risque d'accroître le nombre de ces familles à la dérive dans notre ville.Toutes les communes, même les petites, doivent faire preuve de solidarité en faveur des familles aux faibles revenus, c'était le projet de Cécile Duflot, l'idée a été rejetée. Nous sommes en train de créer des zones pour les riches et d'autres pour les pauvres. Si nous n'y prenons pas garde, Barlin deviendra une ville où nous aurons bien du mal à y trouver du bonheur.