Faut-il absolument faire passer le projet du BHNS ? C'est la question que je me pose ! J'ai été très étonné de ne pas lire de compte rendu de presse sur la réunion publique du 21 mars, organisée par le SMT Artois-Gohelle. Pourtant Barlin est le berceau de l'association le Train de l'Avenir qui prône une réouverture de la ligne de chemin de fer entre Bruay et Lens. Il fallait bien se douter que les défenseurs du rail barlinois allaient monter au créneau pour dénoncer les faiblesses du projet BHNS. En outre, les membres du Train de l'Avenir étaient un tantinet remontés, car le BHNS devrait circuler sur la ligne de chemin de fer entre Ruitz et Bruay. Autant dire que le SMT enterre l'espérance d'une réouverture de la ligne SNCF.
Sans doute privés d'invitation au débat, les correspondants de presse étaient donc restés dans leur agence. C'est en effet le meilleur moyen pour éviter les mauvais échos. Toujours est-il que la discussion, sans être houleuse, fut néanmoins animée et aurait mérité quelques lignes objectives dans nos journaux.
Faut-il encore que les correspondants locaux de presse aient cette envie de relater objectivement les débats. Un article dans la Voix du 22 mars m'a sérieusement irrité par son manque d'impartialité. En titre ''Haillicourt présentation du Bulles: les sceptiques se font entendre''. Je lis, curieux de connaître les remarques des dubitatifs. Rien, pas un seul mot. Puis en sous-titre ''Les favorables restent silencieux''. Par contre ceux qui se sont tus ont eu droit à une petite ligne '' Ces derniers, souvent restés silencieux, soulignaient en marge l'intérêt pour les scolaires par exemple''. Étonnante façon de relater les faits.
Il est évident qu'après l'échec du tramway, une nouvelle déconvenue avec le BHNS serait dramatique pour les initiateurs du projet. Je sais que les correspondants de presse ont souvent des affinités avec les élus qu'ils côtoient souvent, humainement c'est tout à fait normal. Mais l'information, même au niveau des petites communes, doit se situer au dessus du copinage et ne doit pas être tronquée, et tant pis si la réalité des faits et la dureté des propos déplaisent parfois.