Le transfert du poste de police de Barlin vers le centre Alexandre Dumas fut à l'origine d'une succession de travaux insensés et coûteux.
Dès le début de son mandat de maire, Michel Dagbert ne cacha pas son désir d'agrandir la mairie. Le commissariat de police se situait dans le prolongement de l'hôtel de ville. L'idée germa très vite dans l'esprit du maire, trouver un nouveau local pour la police et libérer ainsi le bâtiment voisin.
Profitant d'un mécontentement des policiers de Barlin qui trouvaient leurs locaux inconfortables, Michel Dagbert eut l'idée de transférer le poste de police au centre Alexandre Dumas, juste en face. Le directeur départemental de la sécurité publique n'avait cependant demandé qu'un simple aménagement de l'ancien bâtiment. Mais Michel Dagbert tenait trop à son projet d'agrandissement de la mairie. Évidemment, les élus de la majorité lui donnèrent raison et le transfert fut accepté.
A l'époque, nous ne pensions pas que les 800 m² du centre Dumas allaient être uniquement occupés par les policiers. Michel Dagbert non plus sans doute, car il annonça lors d'un conseil municipal, que le club de danse qui occupait déjà des locaux au centre Dumas allait trouver sa place au premier étage. Quant au poste police il se situerait au rez-de-chaussée. Faire côtoyer policiers et danseuses, l'idée était singulière et valut à Michel Dagbert les sarcasmes des élus non majoritaires. Bien sûr Michel Dagbert rétorqua que l'opposition avait mal interprété ses propos. Toujours est-il qu'après cette bourde, il fallut trouver d'urgence un local pour les danseuses.
Imaginons que Michel Dagbert avait eu une idée plus rationnelle en donnant sa préférence à une rénovation de l'ancien poste de police. Le centre Alexandre Dumas, qui n'est pas un petit bâtiment, aurait permis d'accueillir des associations et éventuellement des services de la mairie. Le club de danse restait au centre Dumas, ceci aurait évité l'aménagement de l'actuelle salle de danse, qui devrait être rasée par la suite. Les membres du club de musculation pouvaient également y trouver une salle mieux adaptée à la pratique de leur sport. Pourquoi ne pas étudier aussi le transfert de la maison des jeunes vers le centre Dumas et laisser les judokas dans leur salle. Les idées à étudier ne manquaient pas.
Un choix plus raisonnable et intelligent aurait également évité l'achat de la ruine du magasin de meubles de la place Roger Salengro. Le bâtiment était dans un état de délabrement avancé. Après le désamiantage, il fallut démolir une bonne partie du bâtiment avant de débuter la rénovation actuellement en cours.
Nous verrons bien le coût final de cette opération savamment menée par Michel Dagbert.