Depuis le début de l’année, Rémy Majorczyk va à la rencontre des Barlinois pour recueillir les idées visant à améliorer leur quotidien.
L’ancien assistant parlementaire de Serge Janquin n’est plus seul : avec Alain Leroy, Alexandre Lecoustre et Thomas Duquesnoy, il a fondé le collectif « Barlin, ma ville ». Outre ce noyau dur, il peut compter sur « une quinzaine de sympathisants ».
« Nous ne faisons pas de porte-à-porte, ce sont des Barlinois qui nous sollicitent pour des permanences à domicile. »
« Depuis février, nous avons reçu 95 demandes, raconte Rémy Majorczyk. Nous ne faisons pas de porte-à-porte, ce sont des Barlinois qui nous sollicitent pour des permanences à domicile le samedi après-midi. On en a assuré trente en août, on a enchaîné jusqu’à neuf sur un seul samedi ! »
La plupart de ces signalements concernent des problèmes de sécurité routière, de stationnement et de cadre de vie. Ils sont tous listés sur le site Internet et la page Facebook (1) du collectif mais « le demandeur reste anonyme », précise Rémy Majorczyk.
« un espace d’échanges »
La méthode n’a pas changé : à chaque signalement, l’équipe envoie des courriers au maire et aux adjoints concernés. « On n’a pas de retour direct mais on suppose qu’ils les lisent et qu’ils en tiennent compte puisque 23 dossiers ont été réglés », sourit Rémy Majorczyk.
« On a le cas d’un SDF qui a trouvé un emploi au Relais Emmaüs de Bruay et est logé sur place. Des stops et des priorités à droite ont été posés boulevard Wacheux. Sur le parking de la friterie, des arbres ont été plantés, on a moins tendance à mordre sur la bordure en se garant. Rue Casablanca, il y avait un bassin à poissons abandonné mais accessible, dangereux pour les enfants ; le propriétaire du terrain l’a rebouché… », égrène-t-il.
Si le maire Gérard Paillard s’agace de cette « ingérence citoyenne », le jeune homme se défend de « critiquer la municipalité » et revendique son indépendance. « On fait simplement remonter les attentes des gens », insiste-t-il.
Le collectif organise une réunion publique (2) pour faire le point, diaporama à l’appui. Quelque 3 500 tracts d’invitation ont été diffusés et les élus sont les bienvenus : « On veut créer un espace d’échanges entre eux et la population. » Sans rancune ?
1. www.barlinmaville.fr ou « Barlinmaville » sur Facebook.
2. Vendredi 22 septembre à 18 h 30 au Wellington, 2, rue Francisco-Ferrer.
Publié le 16/09/2017
