
Les personnes de ma génération et barlinois de longue date, ont connu dans leur jeunesse une ville où le commerce était florissant. Les magasins s'étiraient du haut de la place jusqu'au tabac-presse de la rue de Fresnicourt, et même un peu au-delà. Dans tous les quartiers, une boulangerie, une boucherie, une épicerie permettaient aux barlinois de faire les courses au plus près.
Bien sûr les temps ont changé, de nos jours, les commerçants qui tentent leur chance dans notre ville ont bien des difficultés à fidéliser une clientèle, et malheureusement, un jour, le rideau se baisse pour de bon. Certains magasins retrouvent une nouvelle vocation commerciale, mais le plus souvent, le local devient une simple habitation. Il est vrai que l'agrandissement de la zone commerciale de la Porte Nord, la paupérisation de la population de Barlin et les fermetures à répétition, signe de mauvais présage, ne favorisent pas la reprise d'un commerce dans notre ville.
Avant la fin de l'année, le marché couvert devrait ouvrir ses portes. Nous ne savons pas si des commerçants sont déjà sur les rangs pour y louer un étal. Il est fort probable que l'attractivité commerciale du marché couvert ne fera qu'accentuer le déclin du commerce dans le centre ville. Mais faut-il encore que le marché attire les commerçants et la clientèle, et là, ce n'est pas gagné d'avance pour la municipalité.
